✴ Nouvelle sélection le dimanche 10 juillet ✴

Les Passantes, c'est qui ?

  

 

S’il y a bien une phrase qui a marqué mon enfance c’est : « Où est passée Stéphanie ? Elle doit être au grenier ». Je pouvais y passer des heures à fouiller dans tous ces trésors. Ce que je préférais par-dessus tout, c’était les caisses d’anciens vêtements. Quel plaisir d’ouvrir ces boîtes et d’y découvrir toutes ces couleurs, ces étoffes, ces jupes, ces robes : ces souvenirs. Passé ce moment de réjouissance personnelle, la seconde étape était de partager ! Je descendais mon butin et le montrais à ma famille. S’en suivait alors un partage de souvenirs autour de chaque pièce : où avait-il été acheté ou confectionné, et par qui, quand avait-il été porté, etc.  Mes oreilles s’extasiaient complétement. J’avais l’impression d’être détentrice d’un second trésor : le témoignage du passé.

"Le grenier était pour moi une vraie plaine de jeux (d'ailleurs, j'ai toujours préféré partir à la découverte des combles que de l'extérieur…) : anciens vêtements, vieux magasines, vinyles, objets, meubles, etc. Jeune adolescente, je n'ai pas hésité à ressortir toutes ces vieilles fringues pour les porter."

Une passion pour l’habillement et les accessoires de mode

Depuis toujours, mon regard a gravité autour de l’habillement, des bijoux et des chaussures. Petite, j’aimais me déguiser, dessiner des vêtements, mais aussi collectionner les poupées pour les habiller, et contempler leur toilette et leur style. J’adorais analyser les coupes, les associations de tissus, et voir du beau.  Très créative, je fabriquais déjà mes premiers bijoux, et j’imaginais, cousais ou customisais des vêtements uniques, juste pour moi.

… et les brocantes

Avec mes parents, nous allions régulièrement sur les brocantes pour nourrir mon âme de collectionneuse (ce que je fais toujours d’ailleurs). C'est grâce à cela que j’ai développé mon goût pour les choses anciennes, l’histoire, la transmission et surtout la mode vintage !

Bien que le monde ancien me fascine, j'ai vite compris, que je ne suis pas nostalgique. Mon envie et mon plaisir est de le faire vivre au présent. Un vêtement, au-delà de nous vêtir, est également un héritage historique, culturelle et technique. Il peut nous apprendre énormément de notre passé, et ainsi voir notre réalité sous un œil nouveau.

Mon parcours pro

Après mes secondaires, j’hésite entre des études de stylisme, de costumière ou d’Histoire de l'art, je choisis ces dernières. Je me dirigerai ensuite vers un régendat en français et en histoire de la religion.

Encline à tester d’autre expérience professionnelle, je travaille alors comme responsable dans un magasin familial, spécialisé dans le thé.

Après deux ans, je quitte cet emploi pour créer ma propre marque de bijoux Sibylline. Alliant ainsi, mon naturel créatif artistique à mon goût pour l’entreprenariat et la vente. Je mène ce projet durant dix ans en tant qu'indépendante principale. J’y suis couteau suisse : j’imagine et fabrique chaque bijou, je vends, communique, crée des packagings, prospecte et fidélise la clientèle professionnelle et les particuliers, participe à et mets sur pied des évènements, apprends les bases de la comptabilité, gère le stock, photographie, travaille avec des agents commerciaux, réseaute, etc.

Être indépendante en cohérence avec mes valeurs

Au-delà de mon parcours pro, et de mes différentes passions, ce sont également mes convictions écologiques et sociétales que je veux promouvoir. Il est plus qu'important de changer nos habitudes de consommation. Le commerce doit exister mais en étant plus raisonné, responsable et conscientisé. La seconde main est une alternative solide pour faire bouger les choses : moins produire en revalorisant tout ce qui a déjà été fabriqué. De plus, il est important de lutter contre l'émergence de la fast fashion, qui au-delà du terrorisme climatique qu'elle incarne, est également un esclavagiste de l'humain et de l'éthique du travail.

Une artiste dans l’âme

On a toujours dit de moi que j'étais une artiste : j'aimais faire de la musique, écrire, peindre, faire de la photo, etc. Une chose est évidente, je suis une passionnée, qui aime l'authenticité et l'expression de soi-même. Aujourd'hui, ma conviction est que mon « travail » doit être en total cohérence avec qui je suis et ce que j'aime : car je vis mon projet, c’est une partie de moi.

2021...

J'ai 36 ans, j’ai touché à beaucoup de choses mais qui finalement, ne m’ont jamais entièrement épanouie. C’est une évidence, Il est temps de mettre ma passion au centre de mes compétences. Il est temps d’ouvrir l’univers « Les passantes vintage » aux autres.